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Genesis-Games

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Dernier billet du 30/05/2011

Billet: MA VIE, UN POINT'N'CLICK

A l’heure où Nintendo abat son tapage médiatique promotionnel pour la 3DS à base de Réalité Augmentée (dont l’intérêt ludique reste encore à prouver) d’autres têtes pensantes ont poussé le concept beaucoup plus loin. La 3D ? Démodée ! La Réalité Augmentée ? Dépassée ! La fusion entre le jeu vidéo et l’homme a déjà eu lieu. Cette fusion, elle s’appelle Kevin. Ne subissez plus le virtuel, vivez le ! Le concept est simple : le gameplay s’adapte à votre mode de vie. Pendant qu’Antoine est soupçonné de Headshot sur le défunt chef d’Al-Qaïda façon Modern Warfare 3, d’autres subissent la dure loi de la réalité et de la routine quotidienne. Oubliez Les Chevaliers de Baphomet, tirez un trait sur Monkey Island, bienvenue dans la nouvelle référence du genre : Ma Vie, Un Point & Click ! LE DEBARQUEMENT 15h23. Kevin se réveille. C’est toujours le même rituel : les yeux qui collent, l’écume isolée au coin de la bouche et une envie de se plaindre. Kevin veut cliquer pour avancer. Dénué de sa paire de lunette, celui -ci s’heurte au verre de pisse qui lui sert à se soulager la nuit sans bouger. Dans la panique, son front tape violemment la porte de sa chambre. Kevin a les larmes aux yeux. Ah … Non, c’était de la pisse. Quoi qu’il en soit, il retrouve ses correcteurs de vue et avance enfin dans cette grande tragédie qu’est la vie ! Premier objectif qui apparait dans le coin supérieur droit de la rétine : le petit déjeuner. Sa main cherche désespérément des rations dans le réfrigérateur. Un truc long, humide et maniable en main : un rouleau de printemps qui fera l’affaire. L’IA de son Corps Humain est intransigeante : bien mais peut mieux faire. Combiner le rouleau de printemps au jus d’orange qui est à quelques heures de transformer sa pulpe en bulles pétillante pourrait le propulser à un tout autre niveau : dans les chiottes à vomir ses tripes. Dans le cas de Kevin, il oubliera de pointer et cliquer la cuvette avant de gerber. Une erreur fatale qui l’obligera à pointer la serpillière et cliquer sur le sol. Afin de lui laisser un semblant de libre arbitre, les développeurs lui ont laissé la possibilité de saisir un appareil photo afin de tirer le meilleur cliché possible de la situation. Photo qui sera uploadée quelques jours plus tard sur Ratemyvomit.com. Un cliché tragique qui permettra à Kevin de recevoir un skin hommage au catch composé d’un moule-bite des plus excitant et accompagné d’un masque, qui ne laissera apparaître que son regard, du moins ce qu’il en reste. C’est un nouveau rebondissement qui rallonge la durée de vie. Celle du jeu, pas de Spine. Enfin, Kevin. Désespéré par tant de péripéties humiliantes, et surtout par un programme télé déplorable, Kevin pointe vers la porte. Serait-ce possible ? Kevin click le pallier de la porte. Serait-il capable de ... ? Non ! Impossible ! Kevin met un pas dehors, Kevin découvre l’envers du décor. L'ENFER DU DECOR Dehors, les environnements sont plus ouverts. « Y’a de l’aliasing ! » Non Kevin, c’est un escalier. « Y’a du clipping ! » Non Kevin, c’est un oiseau ! « Ca rame à fond ! » Oui Kevin, c’est la Vendée ! Il pointe alors le bout de sa rue, marche au pas et rencontre un groupe de jeunes malfrats. Cagoulés mais laissant apparaitre leur couleur sombre, Kevin vis dans un monde stéréotypé. Les noirs et les basanés n’aiment pas les blancs. La cinématique débute, les provocations s’enchainent et les jets de cailloux commencent. Apeuré mais avant tout humilié, Kevin décide de se défendre. Il ouvre son pantalon et regarde son inventaire : un chibre qui pue la défaite, un malabar, un scoubidou et une ficelle. Ah non, c’est un filet de bave. C’est une première dans un jeu du genre : le personnage principal dispose d’une barre de vie. Ne pouvant rester plus longtemps, Kevin s’enfuit et enchaine les clicks de souris. Poursuivit, il vise son immeuble. Après un cours temps de chargement, il click son hall d’entrée. Il pointe, tape le digicode tatoué sur son avant bras en guise de mémo, lui rappelant ses ancêtres juifs morts au combat. Dans la course jusqu’à son appartement, il perd ses clés. Bloqué devant la porte, il regarde à nouveau son inventaire dans l’espoir de trouver une solution à cette énigme d’une complexité hors-norme. On combine le Scoubidou avec la serrure : BIP, message d’erreur. Face à une impasse, Kevin ne voit qu’une seule solution : le Cheat Code ! Profitant d’un Bug de Texture, sous-entendu de la moisissure sous le crépi dégeulasse de son couloir, il pénètre son domicile, à l’abri de toute tentative d’homicide. HOME DIRTY HOME De retour à son QG, Kevin pointe le canapé et clique dessus. Il pose son postérieur dans ce creux qui lui est destiné. Habitué par la routine, il ne sent même plus le ressort qui s’extirpe de l’objet de confort pour le pénétrer analement. C’est peut être la seule relation de coït qu’il éprouvera de sa vie. Un spasme musculaire despotique qui monopolise toute la partie inférieure du corps. C’est son cul qui dit merde au reste de son corps qui obéit solennellement. Nouvel objectif du niveau : se détendre. La fin justifie les moyens. Kevin pointe sa bite. Kevin tire sa bite. Il pointe, il tire. Pointe, tire. 45 secondes, chibre en main, c’est le train-train quotidien. Après l’effort, le réconfort : Kevin décide de rejoindre un salon de chat sur sa Playstation 3. Comme dans tout bon jeu du genre, quand il s’agit de faire la conversation, les répliques de Kevin se limitent à quelques lignes. Ainsi, lorsqu’on le sollicite par son prénom, il répondra d’un « Oui ? » dégoulinant de démotivation. Tant que l’énigme de sa condition ne sera pas résolue, il ne faudra pas en attendre plus. Dans un mouvement de désespoir ultime, Kevin s’abandonne au sommeil et à ses vertus illusoires. Dans ce monde fantasmagorique, il est libéré du dictat de sa condition. La souris n’est plus. Le clavier n’est plus. Libre de ses mouvements, il ne lui manque plus que la volonté. LE DENOUEMENT Pointer. Cliquer. La simplicité du Gameplay reflèterait-elle la simplicité de la vie en général ? Tout est une question de choix. Le plus tragique réside dans le déterminisme qui résulte de l’attitude de Kevin, contraire au libre-arbitre. Car on ne parle plus d’un avatar quelconque se dissimulant sous une bouillie de pixel provoqué par une caméra à l’épreuve du Dioxygène ambiant qui règne chaque journée dans la pièce. C’est l’homme qui est désormais célébré, dans sa splendeur tout comme dans son odeur.