Posté le 12/09/2012 à 14:25 dans la catégorie DOSSIER

Si avec ce dossier, vous n'êtes pas convaincu de faire entrer les zombies dans votre salon, je ne sais plus quoi faire. Surtout qu'après avoir été un comics, une série, un jeu. Walking Dead arrive dans le monde réel. Et si vous me croyez pas voilà une preuve : cliquez.
Mais avant, pour que vous n'ayez plus peur de ces saletés. Voilà du bonus en parodies et vidéos promotion et making of. Ceci a le même effet que l'épouvantard dans Harry Potter. Si les zombies sont ridiculisés, vous pourrez les affronter.




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Voilà passons donc aux choses sérieuses. Il faut être prêt à se battre car un incident pourrait arriver au parc de Détroit qui libérerait tous les mort vivants dans le monde entier. Il vous faut un mode d'emploi pour la survie. Vous l'aurez prochainement... (ou pas).
Posté le 30/08/2012 à 08:00 dans la catégorie DOSSIER

Billet réservé aux courageux. Une analyse de l'univers Walking Dead, afin de provoquer des questions en vous et peut-être des débats. Ouvrez vos esprits !
Le deuxième et troisième paragraphe comportent des mini-spoils, que seuls les connaisseurs peuvent comprendre et qui ne devraient en rien gâcher la surprise pour les néophytes.
Rousseau et l'organisation des groupes de surivants
Ce qui frappe avec les années 2000, c'est le nombre croissant de films, romans ou bandes dessinées où l'origine de la catastrophe ne soit pas connue; c'est le cas de Walking Dead. Si nous en restons à notre hypothèse que les récits apocalyptiques dépeignent le futur pour nous faire comprendre notre présent, alors il nous est dit que la catastrophe n'est pas demain, mais maintenant. Face à la peur du "pire" qui nous paralyse, la série Walking Dead nous invite à agir dans le présent. A vivre sans attendre. En attendant, la survie doit s'organiser à plusieurs. Et comme vous le savez, l'histoire de WD est avant tout une histoire de survie, de groupe et de psychologie. Le mode de contact entre les groupes de survivants ressemblent subtilement au contrat social de Rousseau. Un groupe représentant une société, un individu souhaite y entrer. Il y a alors deux règles à respecter : "sécurité" et "propriété". L'individu qui intègre le groupe veut être respecté de sa personne, voire apprécier. Il est donc obligé de tenir compte des autres. Restreindre ces ardeurs égoïstes. Chaque survivant remettant sa personne entre les mains du groupe et du leader. Il donne aussi ses affaires aux autres qui lui assurent ainsi sa protection.
De manière systématique, dans les récits apocalyptiques, les personnages partent d'un réflexe initial consistant à se sauver soi et sa famille proche, puis - installation dans une survie à moyen terme - sont amenés à envisager une stratégie plus collective. La première question qui émerge alors est celle de la taille du collectif. De Walking Dead à l'un des derniers films de Romero (Le territoire des morts, 2005) il est frappant de constater que les "gros" collectifs tombent sous la coupe d'un chef tyrannique qui règne soit par le contrôle d'une matière première rare ( comme l'eau dans Mad Max), soit parce qu'il a mis la main le premier sur les armes, s'appropriant ainsi le monopole de la violence. Les "petits" collectifs, au contraire, sont amenés à fonctionner de manière plus démocratique. Un fonctionnement qui prend en compte des personnalités très opposées. Plus largement, n'est-ce pas une leçon à retenir devant les bouleversements auxquels l'humanité fait face, à l'échelle mondiale ? Le changement ne se fait pas avec les humains que nous désirons être ni auprès de ceux avec qui nous désirons être. Une chose que Rick Grimes, héros de WD, comprendra rapidement.
Rester humain
Une autre problématique dans Walking Dead est la suivante : il faut faire respecter la loi (ne pas tuer, ne pas violer, ne pas manger des chocobons) pour qu'un collectif tienne, qu'il survive. (Une indigestion de chocobon, vous imaginez ?). Mais l'application uniforme de la loi crée des situations individuelles d'injustice. Elle peut également tirailler des personnages entre différents niveaux de loyauté : si je dois appliquer la loi dans toute sa dureté à un membre de ma famille ou à un ami, est-ce que je choisis de prêter allégeance à la loi (donc au groupe) ou à mes proches ? Cette tension est à l'origine des grandes thématiques de WD : rester humain. Jusqu'où peut-on aller pour défendre le groupe tout en restant humain ? Pour le héros, Rick, il faut "faire ce qu'il faut". Dans les quatres premiers volumes, il pratique des exécutions sommaires, appliquant ainsi le principe du "tu tues ? tu meurs !". Ces actes ne sont pas sans déplaire au groupe. Des membres s'insurgent :"On ne peut pas ignorer les règles, Rick. On doit converser notre humanité". Certains s'inquiètant du fait que le groupe et les personnalités qui le composent soient détruits dans leur humanité par des actions ignobles, mais menées pour assurer la sécurité du groupe. Les individus peuvent trouver des parades pour refuser de subir les conséquences psychiques de leur violence à l'égar d'autrui : refuser de voir le problème et soutenir sans faillir qu'on avait raison (Rick) ou refouler dans l'inconscient et ne plus s'en souvenir, au risque de dédoubler sa personnalité entre un moi qui a torturé et un moi qui ne l'a pas. Plus fondamentalement, la question posée est de savoir à partir de quand une vie n'est plus humaine, ne vaut plus le coût d'être vécue. Pour les personnages de la BD, cette question se pose tout au long du récit. A t-on encore une vie à vivre lorsque l'on a perdu tout ou partie de ceux qu'on aimait ?
Théorie du complot
J'ai imaginé une théorie, peut-être grotesque concernant la fin de Walking Dead. Car il doit forcément y avoir une théorie. Ou pas, vous me direz. Je pense que Walking Dead est le rêve comateux de Rick Grimes blessé par balle. Il serait toujours dans son lit d'hôpital depuis l'accident. Les zombies et tout, serait donc un cauchemar. Je n'ai pas tellement de preuve, mais ça serait une fin possible même si certains éléments contredisent la théorie. Le fait que dans le comics et la série, le héros se réveille dans un hôpital et que dans le jeu Lee Everet a aussi un accident va dans mon sens. Egalement, plus loin dans l'histoire de la BD, Rick et Michonne commencent à développer un comportement étrange (ils semblent parler aux morts). Pour moi c'est vraiment intriguant. Soit c'est pour simplement signifier l'état de folie et détresse de certains personnages. Soit c'est pour dire que c'est un rêve, que ce n'est pas réel. Car depuis le début, malgré les zombies, WD est réaliste. Comme souvent dans les récits apocalyptiques, ils gardent un côté totalement crédible et y rajoute une SEULE péripéthie imaginaire (zombie, extraterrestre, chocobons transgéniques). Or cette capacité de parler aux morts, se rajoute et a vraiment titillé mon imagination. Sauf que j'ai tort. Je n'y crois que partiellement. C'est seulement histoire de me dire qu'il y a un "truc". Car sinon comment finir une histoire aussi aboutie sans qu'il y ait une révélation géniale et totalement cohérente à la fin ?. Cela ne peut pas finir comme ça :"ils moururent tous dans d'attroces souffrances et leurs enfants aussi, dévorés de la tête aux pieds par une armée de gens en mauvaise santé avec du pue et du sang sur leurs visages". Non cela ne peut pas. L'autre théorie, est que Kirkman est un con. Ah oui. Qu'il ne sait plus comment finir son histoire qui lui rapporte un fric fou. J'appelle ça un syndrôme Lost. Une série qui était absolument géniale et ambitieuse et qui s'est perdu dans les méandres de son talent. Kirkman n'a plus trop le choix. Soit nous surprendre et finir bientôt Walking Dead, ou tuer Rick Grimes. Quitte à finir une histoire facilement... Ou tout simplement rester sans fin. Car depuis le jour où les protagonistes du comics ont rencontré un nouveau groupe leur promettant une chance de s'en sortir à Washington. J'ai repris espoir et puis plus rien. Liquifan confirmera ce sentiment.
La fin de Walking Dead est devenue une arlésienne.
Pour approfondir : ici, ici et là (ma source de ce billet)
Posté le 22/08/2012 à 08:00 dans la catégorie DOSSIER

Pour ceux qui ne le savent pas encore, le jeu Walking Dead existe bel et bien. Il n'est cependant pas question de FPS mais plutôt de point and click. Car ce sont les gars de Telltale Games qui sont en charge du projet de 5 épisodes uniquement disponible sur le PSN et XboxLive. Une saison 2 est également prévu. Comme Kirkman l'a souligné, ce jeu s'appuie plus sur les personnages et leurs émotions plutôt que sur une action à la Left for Dead. Comme dans les derniers jeux Telltale, le joueur devra interagir avec des items et son environnement et le plus souvent dans un temps imparti au risque de mourir. Le joueur contrôle un nouveau personnage, un anti-héros : Lee Everett.
Un point and click fidèle et convainquant
Depuis plusieurs années, les jeux de zombies ont opté pour la solution musclée. A coup de gros calibres, de beaucoup de munitions et d'armes blanches plutôt létales. Le joueur n'ayant que peu à craindre pour sa vie. The Walking fait un choix diamètralement opposé. Aurevoir l'action, bonjour le point and click. Si le joueur est libre de se mouvoir dans l'espace qui s'offre à lui, il ne peut interagir avec son environnement qu'avec l'aide du stick droit de la manette. Une fois l'objet repéré ou une personne intéressante découverte, le viseur permet d'interagir avec ces derniers. Et à cause de ce gameplay, on se sent seul dans la peau de Lee Everett, le moindre contact avec un zombie se soldant par un méchant Game Over. Le but est donc d'éviter tout contact et d'utiliser sa matière grise. The Walking Dead réussit donc à restituer exactement l'insécurité permanente du comics où chaque refuge aussi balèze soit-il, finit par se révéler dangereux. Le jeu parvient aussi à retranscrire l'atout génial du comics de Kirkman : les relations humaines. Au cours de son aventure, Lee va croiser des hommes et des femmes avec qui il devra composer. Soit en devenant proche, soit en coopérant, soit en s'attirant des animosités. Mais comme toujours, dans WD, rien n'est parfait et il faudra parfois mentir et faire le terrible choix de sauver une personne au détriment d'une autre.
L'une des promesses de Walking Dead dès l'introduction c'est que nos actions auront un impact réel et durable dans l'univers crée par Telltale Games. Difficile, pour l'instant, d'en juger même si on entrevoit dès le deuxième épisode, des conséquences de nos comportements ultérieurs. Espérons que le tout suive jusqu'à l'ultime chapitre. Au final Walking Dead ne souffre qu'un défaut : être en anglais intégral. Un défaut rapidement surmonté par les plus bilingues d'entre nous.

(cliquez pour agrandir)
Nazis Zombies
Vous vous rappelez sûrement encore l'époque où les nazis étaient partout dans le jeu vidéo ? Et qu'il y a eu un moment où chacun souhaitait voir de nouveaux ennemis apparaître. Et bien sans rien dire, avec World At War, la transition s'est effectuée très subtilement vers le zombie avec le mode innovant : Nazi Zombie. A partir de ce moment, les nazis ont disparus pour laisser place à une nouvelle vague du zombie à toutes les sauces. Mais des sauce souvent au goût de sang, de glair et de chiasse de Yack. Mais alors pourquoi le nazi, pourquoi le zombie ? Parce qu'ils sont inhumains et ne font ressentir aucun sentiment de culpabilité aux joueurs qui les massacrent sans frémir. Vous imaginez donc à quel point un nazi zombie est doublement inhumain ? Bien sûr que le zombie n'est pas arrivé avec Call of Duty. En réalité, les morts-vivants datent du premier Resident Evil ou du célèbre Wolfenstein 3D. Et quoi de mieux que Walking Dead pour redonner du souffle à un genre qui commençait dernièrement à agacer les joueurs qui voyait du "DEAD" partout. Walking, Rising, Left 4, Island. Partout. Comme dans un film de George Romero en fait. Ce qui était innatendu avec ce jeu Walking Dead c'est ce nouveau traitement de la fiction Kirkman qui est différente de toutes les autres histoires de zombies déjà sorties. Ici, tué un zombie veut actuellement dire quelque chose pour le joueur. Ces créatures désignées à abattre par vos mains, pour une fois, ne sauront pas éliminés avec fun. Le jeu de Telltale, avec une patte graphique qui donne vie et couleurs au comics WD, nous fait découvrir un personnage inédit, crée pour le jeu : Lee Everett. Un homme condamné à la prison qui voit dans cette apocalypse une sorte de libération et qui prend le rôle d'anti-héros total. Et avec cet homme à contrôler, l'univers nous fait parfois sentir terriblement faible. Comme si nous faisions de grave erreur avec telle ou telle décision. Sauver ou laisser mourir, aider une fille ou aider un ami. Les discussions avec une petite fille seront également parfois à faire fondre n'importel quel coeur de pierre. Et ces courts moments dans les quelques heures de jeu de WD sont plus tristes et subtiles que tous les autres jeux nous ne feront jamais ressentir en 40h de jeu. Au final, WD propose des sensations de pur drame à couper le souffle, et offre dans son traitement tout ce dont pourrait rêver un fan. Absolument déchirant, et émotionnellement détonant, l'histoire est irrésistible et les personnages mémorables. Et comme le dirait très justement Jacen : "Je dirais que paradoxalement, WD est une expérience humaine dans la mesure où l'on doit batailler pas que pour la survie mais aussi dans les relations avec les survivants. Comme dans la vraie vie finalement ".
Le Saviez-Vous ? Activision en producteur a annoncé un jeu WD développé par Terminal Reality, et qui sera un FPS avec comme personnages Daryl et son frère Merle. Même si on reste sceptique, cela pourrait devenir le nouveau left for dead sur console next-gen grâce au mode coopération.

Posté le 14/08/2012 à 08:00 dans la catégorie DOSSIER

La série Walking Dead a été développé en 2009 et dirigé par le célèbre Frank Darabont (Les évadés, la Ligne verte). La première saison "pilote" contient 6 épisodes, la deuxième, 13 épisodes et la troisième qui débarque le 14 octobre, en contient 16. L'audience pour les deux premières saisons a été excellente dont un record de 8,1 millions de téléspectateurs le soir de la reprise de la saison 2.
Les clés de la réussite
Avec un premier épisode quasi parfait en termes de réalisation, Walking Dead ne pouvait pas mieux commencer et faire espérer le meilleur pour la suite. Mais la question rituelle à laquelle on ne peut échapper, quand il s'agit d'adapter une oeuvre originale, est de savoir si la série suit le chemin tout tracé ou trouve sa propre identité. Car tout le monde sait que les adaptations à la lettre sentent souvent très mauvais, comme un zombie. La série Walking Dead opte pour une option mixte : "On va s'éloigner du chemin tracé par Kirkman, et développer d'autres idées au fur et à mesure" déclare le réalisateur Frank Darabont. "Mais on rejoindra toujours la trame narrative initiale, car elle est excellente". Kirkman approuve totalement la série au point de sentir embarassé quand les scénaristes améliorent grandement un passage de son comics. Pour réussir à surprendre les fans, la série a donc pris la bonne solution de recréer l'histoire de Walking Dead et c'est pour cela que ça marche.
C'est à 14h17 que Rick Grimes se réveille dans un hôpital abandonné. Retenez cette heure car elle pourrait bien faire l'objet d'une grosse révélation un de ces jours. La série amène indéniablement un côté plus réaliste à l'univers Walking Dead pour la simple raison que les décors, les zombies et les personnages ne sont pas faits que de papier mais de chair et d'os. WD prend donc sa propre identité en créant de nouvelles références cultes :"Dont Open, Dead Inside". Dès l'épisode 2, on comprend d'ailleurs que l'horreur et le gore seront aussi de la partie, mais forcément dans une moindre mesure que le comics qui a plus de liberté. D'ailleurs la série manque aussi de liberté au niveau de son casting, faire mourir des personnages est plus compliqué que dans le comics car les acteurs sont liés à des contrats. La série reprend toutefois la clé du succès du comics : la question de la survie et la psychologie des personnages. Et quoi de mieux que de vrais acteurs talentueux pour créer des individus perturbés, apeurés et désespérés. Le moment est donc venu de saluer la performance vraiment excellente de Jon Bernthal, l'interprète du personnage de Shane. Il est, à mon avis, le meilleur acteur du casting. Toujours au niveau des personnages, l'histoire de walking dead rappelle que certains individus qui étaient nuls dans leur vie, se révèlent de vrais héros et très utiles en plein apocalypse. Un fantasme absolu du geek n'est-ce pas ?
(Deux magnifiques musiques présentes dans la série)
"C'est le moment de notre extinction"
La série a perdu malheureusement de sa superbe dans la saison 2. Plusieurs raisons comme le départ du réalisateur Frank Darabont. Cette deuxième saison comporte des longueurs, des passages inutiles, ce qui dérangera n'importe quel fan du comics habitué à une avancée rapide de l'intrigue. Néanmoins, cela reste largement séduisant et addictif pour continuer à regarder surtout grâce au réalisme de l'intrigue qui procure une meilleure identification des spectateurs. WD est une production américaine et on ressent les quelques influences. Par exemple, son histoire plus tournée vers l'action, l'omniprésence des armes à feu moins présente dans le comics. Il y a donc un peu moins de place à la psychologie des personnages qui ont moins de temps de développeur leur caractère. Les relations sont moins abouties. Les characters semblent d'ailleurs moins souffrir moralement , les morts sont vites oubliés et les souffrances moins profondes. Mais n'est-ce pas simplement car nous sommes qu'à la 2ème saison ? Il est fort possible que la série évolue dans le bon sens. A défaut des quelques avaries, les acteurs et l'ambiance rattrapent les atermoiments scénaristiques. Si bien que certaines scènes deviennent cultes et d'autres absolument épiques comme lorsque le personnage de Shane, grâce au talent de l'acteur, fait un court monologue sur l'art de tuer :"Tu dois tourner le bouton. Celui qui fait que tu es en colère ou que tu as peur. Ne pense plus." Shane dit d'ailleurs, en clin d'oeil au comics, une célèbre réplique de Rick :"ça chie dans le ventilo".
Clin d'oeil, références cultes, bons acteurs et ambiance addictive, la série Walking Dead fait largement le travail demandé et mérite d'être regardé. Elle fait surtout attention à ne pas tomber dans le piège de suivre le comics à la lettre.
Le Saviez-Vous ? Pour la saison 3, le personnage du Gouverneur sera interprété par David Morrissey qui a avoué ne pas avoir lu le comics (Mauvaise idée...) mais seulement le livre dont je vous ai parlé dans la seconde partie du dossier. Il est clair que l'interprétation du personnage sera beaucoup moins hardcore que le comics.

Posté le 06/08/2012 à 19:05 dans la catégorie DOSSIER

(Un opening title réalisé pour la sortie de la série par un fan talentueux et avec des images du comics : Masterpiece)
Comics en noir et blanc crée en 2003 par le désormais célèbre Robert Kirkman, et dont le dessinateur actuelle est Charle Adlard. 36 tomes pour 6 volumes. Kirkman n'est pas seulement le scénariste de Walking Dead, vous pourrez trouver ces autres oeuvres ici.
Des Hommes et des Gueux (zombies)
Si vous lisez, à tout hasard, ce comics avec de la bonne musique dans les oreilles (OST de 28 jours plus tard), en haut d'un immeuble désaffecté, vous risquez alors de tomber en transe en lisant Walking Dead. L'intrigue a la particularité d'un comics : elle avance à une vitesse éclaire. Pas d'ennui, ni d'atermoiements. Tout va très vite et les mois passent. Dès le début, une paranoïa s'y installe et provoque le sentiment qu'à tout moment, n'importe quel personnage peut devenir fou à lier. Et cela pose une question : L'apocalypse autorise t-elle tout ? On a donc rapidement compris que le vrai problème c'est l'Homme. Et non le zombie, sale, puant, et déchiqueté. Des humains qui vont vivre éternellement un refrain absurde d'espoir/désillusion qui illustre en fin de compte la réalité de notre quotiden avec ou sans mort-vivants affamés. Et si ce comis est si mémorable c'est qu'il prend des risques et surprend au point de marquer les esprits durablement. Tuer un personnage auquel on s'était attaché et qu'on sentait intouchable fait partie des chocs. Mais il y en a d'autres encore plus violents que vous découvrirez par vous-même. Malgré cet environnement atroce peuplé de morts, tortures, massacres, WD n'oublie pas l'humour qui est d'autant plus drôle que la situation est innapropriée : " C'est le problème avec les mecs qui sont loins d'être cons. Parfois ils ont l'air complètement cons pour ceux qui sont vraiment cons"
Le dessinateur Charles Adlard met en images avec brio des expressions de visages très expressives. On peut savoir avec un seul regard que quelque chose d'innomable vient d'arriver dans la page suivante, ou la bulle prochaine. Et si les expressions informent beaucoup, les dialogues et intéractions entre les personnages bien que banals, donnent à voir une analyse fine des comportements humains post apocalyptique. Des comportements parfois impensables comme lorsqu'une femme souhaite se marier avec un couple. Kirkman est allé jusqu'au bout de son imagination des repercutions sur le cerveau humain d'un tel contexte. Le scénariste a également bien compris une chose. Lorsqu'il ne reste plus d'espoir, les hommes et les femmes se raccrochent à la chair. Chacun cherchant à tout prix le contact sexuel pour se sentir exister et pour ne pas mourir seul. Même si WD se focalise sur ces relations, il n'oublie jamais l'action avec les rôdeurs. Des rôdeurs dont la bave semble sortir de tous leurs orifices et dont le sang est devenu une sorte de maquillage. Il est d'ailleurs possible d'observer une escalade de la violence du comics. Le tome 5 est en lui-même l'ouverture des hostilités. On découvre une horreur incommensurable. Mais qui prend un nouveau tournant dans le tome 6 et le tome 8. C'est alors que le tome 11 réhausse le niveau d'atrocité au point de le rendre insupportable. Tout ça pour dire qu'il n'y a pas de limite et les atrocités humaines et non humaines ne font que s'accroître au fur et à mesure que l'aventure avance. Où s'arrêtera l'escalade ?

"WE ARE THE WALKING DEAD"
Cela change les gens. Walking Dead change les lecteurs, eux-même, mais aussi les survivants. Au point de découvrir le personnage du Gouverneur vers le tome 5 et prochainement dans la saison 3 de la série. Un personnage qui est pour moi l'un des plus abominables méchants jamais rencontrés. Il existe d'ailleurs un livre qui lui est consacré ici. Un livre tout autant addictif que le comics. Si bien que lorsque la tension monte, nos yeux se mettent à lire avec une vitesse éclaire. L'Ascension du Gouverneur permet un nouvel éclairage sur l'univers walking dead avec des références plus réalistes et visuelles comme lorsque le roman évoque Facebook, McDonald et d'autres marques modernes. Même si l'univers est bien sombre, quelques moments sont hilarants (des gens mettent sur leur statut fb lors de l'apocalypse :"Mangez Moi" ou "Tu suces, tu meurs"). Les auteurs du bouquin dont Robert Kirkman et Jay Bonansinga, l'un des écrivains de thriller le plus imaginatif de son temps. Le style d'écriture est loin d'être impregné de talent mais l'ambiance est là, donc... Et surtout. Alors qu'on s'attendait à une fin anticipable, une fois de plus, WD bluffe complètement son monde. Et pour ça chapeau.
De retour au comics, WD est surtout une histoire de survie. Nourriture, foyer. On est de retour en bas de la pyramide de Maslow. Et Rick Grimes, le protagoniste, a une phrase très juste pour expliquer la nouvelle chaîne alimentaire et la loi du plus fort : "Les gens qui n'ont pas pété les plombs. Les citoyens respectueux qui n'ont pas su devenir des tueurs de sang-froid. Ce sont eux qui titubent en essayant de nous bouffer". Survivre oui. Et à tout prix. Dans Walking Dead, tu ne peux pas survivre si tu es faible, con, moche, lâche, inutile ou que tu n'as pas l'étoffe d'un leader. Les surivants sont devenus des zombies à leur tour car il ne cherche qu'à manger également. Ils sont aussi primaires et violents que ceux qu'ils fuient. C'est sûrement d'ailleurs pour ça, que la page arrière du comics montre Rick en rouge au milieu de zombies, signifiant qu'ils ne sont pas si différents.
Le Saviez-Vous ? Robert Kirkman serait un visionnaire. Pourquoi ? Dans le comics 12, l'un des personnages évoquent l'histoire d'un père de famille qui dévora les yeux de son fils sous l'emprise de drogue. Et voilà une histoire très similaire qui s'est déroulé aux Etats-Unis il y a quelques mois : ici. La ressemblance est frappante mais le pire. C'est que l'histoire de Kirkman se déroulait en Floride. Et où s'est passé la terrible véritable histoire ? A Miami en Floride !

Edité par :
FmaAltair
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