Où est le rêve ?

Y a que les imbéciles qui changent pas d'avis

Posté le 22/01/2012 à 22:30 dans la catégorie Pas Bob

Ça a toujours été le mien.

Alors voilà, des fois dans la vie, on décide de se lancer, je me suis lancé. J'ai décidé (un peu forcé, mais les détails ne sont pas importants) de remuer ma cave pour ressortir les vieux dossiers consoles. Grosso modo, il me fallait la NES, la N64, la DreamCast, la PS1 et c'est tout mais si t'es pas content, tu peux y aller toi-même.


(Ma cave, à peu de choses près.)

Au moment où le débat fait rage sur la rétrocompatibilité, je dois dire que les trois heures que je viens de passer m'ont fait changer d'avis. Pour moi, il était impératif de pouvoir ressortir ses vieilles galettes et physiquement les insérer dans les nouvelles machines pour revivre les bons moments d'antan. Je passe plus de temps sur Daytona USA que sur FM4, pour vous donner un peu la perspective.


(Je me souviens de toutes les paroles, c'est grave ?)

J'ai bien entendu maté le débat qui expliquait que d'un côté les gens étaient censés se contrefoutre des vieux jeux qui vieillissaient tous globalement assez mal et de l'autre qu'il était dans l'intérêt financier des acteurs du jeu vidéo de proposer en début de cycle d'une nouvelle console toute l'ancienne ludothèque. Mais j'ai mis de côté tous les arguments pour me centrer sur la seule chose qui compte pour moi quand je joue : les tripes.

Rien à faire, ça m'a éclaté de rejouer à Power Stone. Deux minutes. De refaire un temps à Sega Rally. Un. De ressortir un 1080 en passant dans les âwbwes. Une fois. De me rappeler comment que c'était rude Megaman 2. J'ai passé plus de temps à mater l'illustration sur la cartouche qu'à jouer. Mais à quoi pensaient les mecs du marketing à l'époque ? Le marketing avait-il seulement déjà été inventé ?


(Faut-il en rajouter, dans un cas pareil ?)

Donc voilà, je me suis aperçu que la magie de Daytona n'opérait pas pour tous les jeux. Loin s'en est-il eut été fallu. (Je suis linguiste de formation.)

Pourtant, les tripes ont parlé et je me suis bien marré, le temps que ça a duré. Plusieurs remarques au détour de la soirée. Les graphismes de la DreamCast n'ont pas à rougir sur ma gigantesque dalle LED Samsung. On ne peut pas en dire autant de ceux de la N64, qui ont salement piqué les yeux. La NES a refusé de faire son apparition sur ma télé HD, il a fallu que je ressorte le vieux thubhe cathodhique Sony acheté en 1996. Toutes les consoles ont tenu le coup à la perfection. En dehors de piles mortes pour la « carte mémoire Tamagochi » de la DC, tout fonctionnait. J'ai juste pas eu le temps de voir si le flingue de House of the Dead fonctionne encore sur un écran en 2012. Je m'en garde un peu pour plus tard.


(Complètement HS, mais je ne pouvais pas laisser filer l'occasion de ruiner une ou deux enfances.)

Mais voilà : finalement, tout se résume encore à une question d'argent. La rétrocompatibilité n'est qu'un gadget amusant pour les plus âgés.A moindre coûts, les plus jeunes pourront découvrir à moindre frais les antiques productions sur émulateur ou en dématérialisé. Pas la peine de faire grimper le prix du développement d'une machine qui devrait inclure huit ports différents, une lentille qui lit aussi les DVD HD Panasonic et avec des versions logicielles épaisses comme... Comme... Comme ma bite.

Niquons la rétrocompatibilité, oublions le rétro-gaming, faisons fi du passé et tournons-nous ensemble et résolument vers l'avenir du futur. Je pars devant. Que celui qui m'a touché le cul se dénonce céans.


(Ah ça fait Mururoa dans ta tête à toi, hein ?)

J'ai changé d'avis. Tout arrive. En vous remerciant.

(Pour terminer ce billet, je voudrais dire à tous ceux qui ont été impliqués dans les débats houleux et les actions tranchées de ces derniers jours que la seule chose que je déplore plus que la teneur globale de ces événements, c'est l'incroyable capacité de la connerie humaine à toujours me surprendre. Certains ont été cons d'être cons, d'autres ont été cons de réagir comme des cons. Oublions tout ça. C'est la honte, pensons aux nouveaux arrivants.)

28 commentaire(s) / Lire la suite

Plus jamais ça

Posté le 19/01/2012 à 13:27 dans la catégorie Pas Bob

Bon, c'est pas mon style de rentrer dans des débats politiques (j'ai déjà ma soupe là où je bosse, croyez-moi), mais je me sens obligé de défendre tous mes frères opprimés.

JVN est une plateforme communautaire qui semble nourrir l'ambition de laisser la parole à ses membres. J'ai à plusieurs reprises parlé d'enculage dans le cul du derrière entre les fesses, j'ai encore jamais été censuré. Ça m'a plutôt même valu des commentaires supplémentaires de la part d'une clique peu recommandable mais hautement amusante.

Bref, on m'a laissé la parole, j'aimerais qu'il en aille de même pour tous les autres. Je me vois donc obligé de condamner ce genre de comportements.


(J'ai habilement occulté les manières d'identifier. )

Plusieurs choses à dire au sujet de cette inondation intempestive.

Primo, si je me procure la suite logicielle gratuite de retouche graphique adéquate, je devrais pouvoir placer l'image de manière horizontale et m'en faire une jolie bannière, suivant de la sorte les conseils avisés de quelqu'un dont le nom m'échappe actuellement.

Deuzio, c'est mal. Ça tue tous les autres billets.

Tercio, relativisons, ça pourrait aussi tuer toute une série de billets dont on aurait pu mettre en doute la valeur ajoutée et la qualité. J'ai plusieurs noms en tête, mais ils m'échappent aussi pour le moment.

Quatricio, je tiens à remercier Snake pour son corps svelte, sa carrure d'athlète et sa plume digne du Goncourt. Il m'est arrivé d'éprouver l'envie de l'enlacer et de faire courir ma langue partout sur son corps. Je voulais pas en parler au début, mais quelqu'un dont le nom m'échappe a ouvert la brèche, je vois pas pourquoi il pourrait et moi pas.

Cinquecento, je regrette de ne pas avoir le loisir de déverser un torrent de commentaires à l'auteur de la même manière qu'il a déversé le sien de billets. N'est-il pas possible d'envisager une architecture de site dans laquelle on pourrait se livrer sans heurts à la ratonnade, au pogrom ou même simplement à un démolissage de tronche ? Non ? Au nom de quoi ? Prière d'envoyer vos justifications à pape@vatican.com. Il fera suivre.

Funfsechsio, j'ai plus rien à dire, mais j'ai pas fini mon café, donc je tape encore un peu.

Ah ouais non si : j'ai drôlement envie de cliquer treize fois sur envoyer et laisser ça comme ça pendant quelques minutes. Pour voir si Setsuna réagit.

Merde, je l'ai dit.

46 commentaire(s) / Lire la suite

JV, JV, JV et encore JV

Posté le 16/01/2012 à 17:42 dans la catégorie Pas Bob

Et quand ce sera fini, encore du JV !!!

Bon, tout ça pour partager une chanson qui s'appelle "Videogame" et qui m'a tout émotionné dans la bagnole. C'est ça la seule chose qui nous unit tous : l'émotion. Accessoirement, la chanteuse est pine-au-cul-mettable, ce qui ne gâche rien.

http://www.youtube.com/watch?v=HO1OV5B_JDw

33 commentaire(s) / Lire la suite

Dans les coulisses du jeu

Posté le 14/01/2012 à 21:25 dans la catégorie Pas Bob

On ne voit souvent d'une histoire d'amour que les moments les plus marquants. Comme le mariage. Ou la rupture. C'est triste mais c'est comme ça. Les gens (et nous en faisons partie) ont rarement tendance à étaler au grand jour les bassesses du quotidien. Pourtant ce sont ces moments-là qui sont décisifs. Combien de couples dissous pour une sombre histoire de chaussettes sales qui jonchent systématiquement le sol de la chambre nuptiale ? Trop. Combien d'enfants nés parce que leurs parents ont été capables de supporter les pets au lit, les tocs de rangement ou les casseroles sales ? Plus qu'on ne le pense.

J'ai constaté qu'il en allait de même avec les jeux vidéo. (Je ne suis pas sûr que tout le monde va me suivre, mais je m'en fous.) Entre une cartouche et moi, des moments de nirvana se sont produits à la faveur d'une bonne idée de gameplay. J'ai failli péter plusieurs disques à cause d'une erreur de caméra récurrente. Et j'ai été à deux doigts de plonger des disques durs dans l'huile bouillante ou dans mes draps, selon l'émotion. Pourtant, je n'en parle jamais. Ces instantanés n'appartiennent qu'à moi parce que les autres s'en foutent. Eh bien pour continuer sur ma lancée, je vais vous les donner quand même.

“Challenge accepted” face, c. 2010.

Le moment de l'ouverture du jeu neuf (nique les DLC). Un instant quasi sexuel. On perce le cellophane comme on se glisse dans une jeune fille de quinze ans. (Quand on a quinze ans bien entendu, ne me faites pas passer pour un pervers.) Certains que je ne nommerai pas ont parlé du plaisir de renifler le boîtier neuf. Vous voyez d'ici comme l'analogie est forte ? Renifler ? Le jeu ? La nana ? Mmmh ? On n'en parle pas assez.

“Me Gusta” face, c. 2010.
Submitted by weareinamesss

La première vie perdue. Parfois, on éprouve un grand vide, une tristesse de perdre un perso qu'on avait appris à aimer en dix minutes. Parfois, on a envie de claquer la manette au sol, quand on était parvenu à dompter la bête. Il arrive aussi qu'on pousse un petit cri guttural de surprise. On vient de perdre son premier crédit. On peste, on rage, on serre les mains, les fesses, tout ce qu'on veut, mais on communie avec le jeu. On n'en parle pas assez.

Y U NO Face, c. 2010.
Submitted by lovelesslily

Dans le même ordre d'idée, la première frustration (qui ne coïncide pas toujours avec le premier miss) est souvent la source d'un râle qui fait trembler toutes les canettes sur la table du salon en verre. On peut shooter dans la boîte de pizza, on peut hurler son désarroi à la lune (pour ceux qui vivent au grand air), on peut manifester sa colère de mille manières. Chacun la sienne. Mais c'est là aussi un moment décisif pour l'opinion qu'on va se faire d'un jeu. On n'en parle pas assez.

Extreme rage/Raisins face, c. 2011

Après avoir crié une fois sur le jeu, on peut également émettre une longue série de borborygmes et autres manifestations de déplaisir. Pas plus tard qu'il y a deux jours, j'ai regardé la vidéo d'un joueur (il se reconnaîtra) qui a crié « enculé » 467 fois au boss de Jumper. (Il se reconnaîtra, j'ai dit.) Agonir d'insultes un jeu, ça aussi c'est un élément important dans la relation qu'on noue avec lui. On n'en parle pas assez.

Rage Face, c. 2010.
Submitted by brad (anonymously). He writes:
You forgot the original rage face.

De manière similaire, je me suis déjà surpris à pousser des petits gémissements de pucelles en scorant comme un cochon à Peggle. Pour quelqu'un à l'extérieur de mon salon, au bruit, je me faisais sucer. Mais non, je jouais. Et j'aimais ça. Inutile de vous dire que j'ai scellé là avec le petit bijou de Pop Cap un lien durable. Quand on en tient un(e) capable de vous faire autant de bien, on lui passe la bague au doigt. C'est un instant extatique. On n'en parle pas assez.



Parce que j'en ai marre d'écrire, je vais terminer sur la rupture. Dix fois on a tenté et retenté ce boss ou ce circuit ou ce tableau, dix fois on s'est gaufré comme une merde. A la onzième, on arrive à deux doigts de la victoire, puis on canne de nouveau comme un chien. Là, on crie. Puis on rempile. Dix fois, vingt fois. Il est tard, on bosse demain. Non, c'est marre, j'arrête. Et survient alors une phase similaire au « pas question que je la rappelle, je suis pas une lopette ». Et on ne rallume plus la console. On rumine. On y pense en mangeant, seul à la cantine le midi. On y réfléchit dans le bus. On est absent à la table familiale. Le soir, quand tout le monde dort, on préfère encore s'enfermer dans le bureau pour aller se pogner de rage plutôt que de revivre l'affront. Pire, plutôt que de devoir aller chercher la soluce postée sur les zinternettes par un crétin boutonneux du fin fond du Nevada. Qu'éprouve-t-on là ? Un sentiment qui n'appartient qu'à soi. On n'en parle pas assez.

Forever alone face, c. 2010

J'en ai trop parlé, je vous laisse, j'ai Link to the Past à terminer. J'ai déjà enculé cette vieille gouine il y a vingt ans, son trou de balle a pas pris une ride. De plus. Que du bonheur : le petit Jésus en culotte de peau.

“Fuck yeah” face, c. 2010.

44 commentaire(s) / Lire la suite

Attention danger.

Posté le 13/01/2012 à 16:00 dans la catégorie Même pas drôle

Puisque Bat-Twingo s'est fendu du lien qui a démarré ma petite phase "Attention danger", la moindre des choses est de mettre le texte de l'article incriminé. Incriminant. Incriminable. Morceaux choisis avec [mes commentaires]

 

[Une étude pseudo-psycho-socio-scientifique] prouve que l’usage de jeux vidéo violents engendre des pensées hostiles, elles-mêmes génératrices de stratégies agressives. Autrement dit, explique Laurent Bègue, le professeur de psychologie sociale qui dirige ce laboratoire, « les jeux vidéo violents constituent un véritable facteur de risque violent ». [Ouiiiii, bien sûr.]

 

« Les 136 participants, femmes et hommes confondus qui n’avaient pas de rapports particuliers avec ce genre de pratique, ont démontré que l’utilisation du produit culturel le plus vendu au monde n’était pas un loisir anodin, loin de là ! », explique ce spécialiste des comportements agressifs. [Je t'en foutrai !] « Certes, les effets ne sont pas spectaculaires (quelqu’un qui sort d’une séance n’a pas forcément envie de tuer ou de blesser un individu !), mais ces effets n’en sont pas moins réels. On note ainsi très clairement une augmentation de l’irritabilité, mais aussi une hausse des agressions verbales et des petits comportements brutaux. » [On note ici que cette augmentation semble uniquement imputable aux jeux vidéo.]

 

Pour en arriver à cette conclusion, l’équipe de Laurent Bègue a notamment utilisé la fameuse méthode du choc sonore [et de la dérive méthodologique]. Une conclusion sans équivoque quand elle a constaté que les protagonistes qui jouaient à des jeux vidéo violents (d’autres” cobayes” étaient sur des jeux dits classiques, comme des simulations de course automobile, mais provoquant le même niveau d’excitation nerveuse) avaient davantage tendance à infliger des “coups” de décibels à leurs pseudo-adversaires… Et même des coups particulièrement intenses et longs… [Pensez-y la prochaine fois que vous passerez au-dessus de 10 décibels à table après une partie de Pokémon musclée.]

 

« Vingt minutes suffisent pour avoir envie de faire mal après » [moi, il m'a fallu moins pour avoir envie de cogner sur Bègue et le journaliste], assure Laurent Bègue qui estime que la généralisation de ces jeux vidéo « n’est pas sans conséquence : l’augmentation du niveau moyen d’insensibilité à la souffrance provoquée par ces jeux est sans doute pour beaucoup dans l’ambiance agressive et l’agitation que les enseignants notent dans les établissements scolaires».

 

Se défendant de stigmatiser ces jeux vidéo dont il salue par ailleurs « la virtuosité technique et l’incroyable réalisme » [ou comment déguiser un compliment en instrument coupant], Laurent Bègue lance toutefois une mise en garde : « Il faut arrêter de croire que ces jeux vidéo servent à purger la violence que l’on peut éventuellement avoir en soi. Cette hypothèse paraît séduisante mais elle est erronée. Notre société devrait plutôt s’inquiéter. [Je suis inquiet. Pour Laurent.] Car personne n’est à l’abri de ce genre de comportements violents ».

 

* Laurent Bègue est aussi l’auteur d’un essai intitulé “Psychologie du bien et du mal”(Odile Jacob, 355 p., 23,90 €). [J'enjoins tout le monde à ne pas l'acheter.]

 

82 commentaire(s) / Lire la suite

Où est le rêve ?

pseudo

Edité par :
Bokuwasugoi
Blog créé le 29/04/2011
172 billet(s) et 3596 commentaire(s)

 

Description du blog
Le jeu est une rigolade ? Non. J'en veux pour preuve que des gens se cassent le huk à faire des chaînes YouTube. Alors ? Merde !
Canaplé
Karmaggedon TV
compteur pour blog

Informations sur l'auteur :
Univers : Action / Aventure
Héros Héros

Niveau 22
172440 point(s)
46e
Membre depuis : 24 février 2011 à 11h28
Dernière connexion : 10 mars 2013 à 22h20
58 messages dans les forums (Chercher les messages)
0 test(s) (Consulter les tests)
4 définition(s) (Consulter les définitions)
53 ami(s) (Voir les amis)

 

Calendrier

<< Février >>
01 02 03 04 05 06 07
08 09 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
             
Cliquez sur une date pour voir les billets postés ce jour

Les derniers commentaires

De Bogman le 04/03/2014 à 12h36
 hs: je préfère dave mirra freestyle bmx
De kilibibi le 19/02/2014 à 18h48
Ta gueule. PD.
De ONIZUKA le 12/02/2014 à 18h10
Du gros du très lourd ou lard ^^ d'être un cochon (^_-) Au passage 1080° est un très bon jeu...

Archives

 

Syndication